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Avant 1924

Terre de vignoble et champs fertiles...

Des années 1930 aux années 60'

Le temps des entrepreneurs...

Des années 60' à nos jours

De la laiterie industrielle à sa disparition...

AVANT 1924

Au XVIè siècle La Charmotte renferme un beau vignoble et des champs fertiles appartenant à quelques notables, parmi lesquels le Conseiller Belin.

Sur l’atlas de Haute-Saône commandé par le préfet Dieu, vers 1850, est portée une maison désignée comme la maison SERMAGE. Cette famille est gyloise depuis le XVIè siècle, On retrouve régulièrement des Sermage dans les rangs du magistrat ou de la familiarité. A la Charmotte, un magnifique calvaire datant du XVIIè siècle garde le souvenir de l’un d’eux, Joanes Sermage.

 

1887 – 1889 : Le millier d’hectares que compte le canton de Gy est dévasté par le phyloxéra.

Le parc de la Charmotte avant d’avoir été une laiterie, a donc été un établissement viticole, qui malgré la maladie, a réussi à renaître grâce à des plants américains et la ténacité de Edmond Milleret.

 

1904 : Achat du parc à Jules Sermage.

La croix vestige de ce qui reste de la famille Sermage, a malheureusement subit les foudres de la tempête de 1999, comme le bois d’ailleurs, et la statue du Christ et de la Vierge, qui ont été retrouvés en morceaux, au pied du néflier dans cette belle allée de noyers plus que centenaires, qui eux aussi sont passés de vie à trépas, … rencontre à cette occasion d’une laie et de ses marcassins totalement effarouchés… Il est indiqué dessus :

 

1914 : Création d’une laiterie par Edmond Milleret, ascendant des industriels de la fromagerie de Charcenne, entreprise conséquente qui exporte ses spécialités dans tout l’Europe désormais.

 

1921 : Revente à Paul Hutin, fromager de Haute-Marne, qui construit ce bâtiment à usage de fromagerie. Celui-ci après des études de Sciences Politiques, et résistant en 1944, fonde le journal Ouest-France, qui deviendra le premier quotidien régional de France, où régnera son fils également.

Source : textes repris de Gérard Gibey sur les laiteries fromageries de Haute-Saône.

DE 1924 AU ANNÉES 30'

JEAN-BAPTISTE, EUGENE, GERMAINE ET ROGER,  DES ENTREPRENEURS…

Jean-Baptiste Thorelle ( 1856-1934), mon arrière grand-père, était épicier crémier à Neuilly-Plaisance, son fils Eugène (4 mai 1888 – 4 octobre 1935) a poursuivi naturellement dans le commerce du fromage, mais à Montrouge (Seine).

Exigeant sur la qualité des fromages, il décide avec un associé d’acheter 2 laiteries, dont une à Gy, qu’il gardera à leur séparation – parce que la qualité de l’herbe et de l’eau des puits y étaient bonnes, c’est ce que racontait toujours mon père…

La distance entre la région parisienne et Gy, ainsi que la conservation des fromages exigeait que le transfert des fromages s’effectue par train de nuit depuis la gare S.N.C.F. de Gray, pour finir d’être affinés à Montrouge (Seine). Des points de vente dans le village et à La Charmotte, existaient pour les gylois également. La construction d’une porcherie a lieu pour utiliser sérum et babeurre de la laiterie.

Germaine, ma grand-mère, une femme de tête …

Le drame de sa vie, le décès de mon grand-père… de l’appendicite… à 47 ans… Lui qui avait plein de projets, qui était entrepreneur dans l’âme… et c’est donc ma grand-mère (22/08/1894), couturière de métier, qui se retrouve à gérer sur 2 sites distants de 400 km l’un de l’autre, et devoir effectuer les tournées de lait avec un cheval et un commis… elle qui avait si peur des chevaux…
A Montrouge, elle retourne les fromages dans les caves, et suit leur affinage, à Gy elle finit la nouvelle fromagerie, bâtiment sur 3 niveaux, rez de chaussée et garage pour les véhicules, quai pour la réception du lait, puis salles de fabrication.
Création de la ferme avec étable et bâtiment de stockage, agrandissement des porcheries pour accueillir 600 porcs.

DES ANNÉES 30' À NOS JOURS

laiterie côté face
la laiterie sur pied

Création de la ferme de la Charmotte, dont le lait va lancer la création du brie fermier, en embauchant une personne spécialement venue de Seine-et-Marne.

 

1938 : 2 millions de litres de lait, la Charmotte est un des plus grandes fromageries de Haute-Saône.

 

1940 : Pendant la guerre, la famille et le personnel partent se réfugier chez les cousins à Bordeaux … retour à Montrouge pour… nettoyage les caves 2 mois après, et débarrasser les fromages ! 4 ans d’occupation, avec tout ce que cela entraîne, contrôles, réquisitions de l’administration…

 

1947 : Pour mettre fin aux attaques perpétrées contre ma grand-mère, le Préfet de l’époque Thomassin, fait une attestation pour rappeler que Germaine avait accueilli à Gy et Montrouge, plusieurs fois son groupe de résistants.

 

1960 : Décès de ma grand-mère le 21 janvier 1961 – quelques mois après ma naissance.

La Charmotte pêle-mêle...

DESIGN D'ANTAN

Le coin des Tyrosémiophiles

Le coin des QUOI ?

Le mot tyrosémiophile vient du grec ancien turós (fromage), sême-on (signe, marque distinctive, par extension image) et phílos (ami, amateur). Il désigne les collectionneurs d’objets d’un genre bien particulier : les étiquettes de fromage. Apparues à la fin du XIXe siècle, celles-ci sont souvent, en effet, de véritables petits chefs d’œuvre illustrant des thèmes variés : vie rurale, fromageries et vaches bien sûr,

Texte réalisés par Gérard Gibey visiter le site fort documenté sur les laiteries de France